Le site est chargé, il faut lui laisser le temps de tout afficher. Si ça ne marche toujours pas, laisse moi un commentaire, autrement je n'ai aucun moyen de le savoir ! Merci...
vendredi 24 avril 2009
Ohé ohé matelot
Aujourd'hui, je vais te raconter une petite histoire.
Il était une fois un petit navire.
Ce petit navire naviguait en eaux calmes depuis bien longtemps.
Il faisait un long voyage et progressait à son rythme à travers les eaux turquoises, plages de sable blanc en vue.
Un beau matin, le mousse descend du mât et s'écrie : "Capitaine, capitaine, tsunami en vue !"
Le capitaine, devant la tornade qui approche, réunit ses troupes et leur dit ceci :
"Moussaillons, je veux tous vous voir à l'œuvre.
Nous ne sommes qu'un petit navire, certes, mais cette tornade n'aura pas raison de nous. Je vous veux tous sur le pont, armés de votre courage, et ensemble nous ferons de notre mieux pour traverser cette épreuve".
Nuits et jours, ils luttèrent contre les éléments, qui emmenaient le petit navire toujours plus loin des eaux turquoises.
Ils étaient fatigués, ils étaient affamés.
Le petit navire a souvent failli chavirer.
Mais jamais, jamais ils n'ont douté.
Au bout de quelques jours, la tornade était passée.
Mais elle n'avait pas épargné le petit navire, le capitaine et son équipage, qui étaient en bien mauvaise posture.
Le capitaine, car c'est aussi son rôle, regarda au loin les plages de sable blanc, et remotiva ses troupes : c'était l'heure du bilan, une occasion de voir ce qu'il y avait à réorganiser, à réparer, à repenser. La coque du petit navire, notamment, avait prit un grand coup et allait nécessiter des réparations de grande envergure.
Alors on reprit des forces, et on se mit à l'oeuvre.
Pendant deux mois, on ponça, on renforça, on reboucha.
Avec courage et persévérance, et en continuant tous les jours, petit à petit, à renforcer la coque, le capitaine et les moussaillons reprirent le cap vers les eaux turquoises.
Mais alors que le travail n'était pas terminé, un deuxième tsunami fit soudain surface à l'horizon.
Cette fois la situation était grave : les moussaillons trop occupés à soigner la coque, le gouvernail n'avait pas reçu l'attention qu'il lui fallait, et ne ferait pas long feu dans la tempête. L'équipage n'avait plus le temps de s'y consacrer car c'était sûr, certains moussaillons auraient pu y rester.
Alors le capitaine réunit une fois de plus ses troupes et leur dit : "Tous ensemble nous avons réussi à traverser la dernière tempête. Cette fois ci c'est plus délicat, car il nous manque la direction. Cependant j'ai foi en nous, je sais que si nous n'avons pas chaviré la dernière fois, nous ne chavirerons pas non plus cette fois ci. Tout le monde restera sur le pont, il n'y aura pas de bouée jetée à la mer. Il n'y aura pas non plus de radeau de sauvetage. Nous resterons tous soudés pour traverser cette épreuve dont nous seuls sommes à même de CHOISIR la direction.
Le voyage sera difficile.
Il sera long et la tempête ne nous laissera aucun répit.
Il y aura des épreuves.
Il nous faudra garder le cap, et faire preuve de beaucoup de courage. Mais nous sortirons de cette tempête, plus forts et certains de notre direction."
Au fond de lui, le capitaine le savait : ce tsunami serait une épreuve difficile, oui, mais avec ses moussaillons, il saurait garder le cap.
Il savait aussi qu'en vue, loin encore maintenant, à peine visibles à l'œil nu de là ou il se trouvait, des plages de sable blanc les attendaient. Des plages où ils pourraient ancrer le petit navire, penser ses plaies, et enfin trouver la paix.
Elles seraient belles, elles seraient grandes, et elles seraient entourées d'eaux turquoises.
Je reviendrai, lecteur, quand les plages seront en vue.
jeudi 4 septembre 2008
Back !
Revenir plus riche d'une connaissance qu'on ne peut malheureusement pas transmettre, mais qui nous façonne chaque jour un peu plus.
lundi 16 juin 2008
Buzz - La maison du bon sens : où l'on pense au respect de l'environnement
* comment j'ai amorcé un changement au niveau des produits d'entretien du home sweet home en créant les miens,
* comment j'ai décidé de réduire mon impact sur la pollution de la terre en revisitant mes options au niveau de l'hygiène intime féminine,
* comment j'ai compris qu'au lieu du gel douche, il valait mieux utiliser le savon.
C'est bien simple.
Tu penses bien que j'ai été ravie, et ce d'autant plus que ce n'est pas de la pseudo-écologie dont on te parle, mais bien d'un projet mûrement réfléchi.
La maison du bon sens, c'est un projet de maison basse consommation d’énergie qui a été conçu par GEOXIA et Yann Arthus-Bertrand.
* maisons possédant beaucoup de vitrages pour faire entrer la lumière au maximum et ainsi réduire la consommation d'électricité.
* maisons configurées en fonction du type de vie: maison de plein pied pour vivre dehors et dedans, ou maison à étages ou à combles.
* récupérateur d'eau de pluie enterré de 5000 litres pour les besoins de la maison en eau non potable (jardinage, etc)
* diverses options de chauffage, dont la chaudière à granulés en bois, très "tendance" dans le milieu écolo actuellement, ou encore la pompe à chaleur air-air ou air-eau.
* robinets équipés de mousseurs économiseurs d'eau; douches équipées de mitigeurs thermostatiques pour une plus faible consommation d'eau.
* exploitation des énergies dégagées par le corps humain et les appareils électriques.
* et bien sur les traditionnels panneaux solaires, sas d'entrée pour minimiser les différences de température, cuisines équipées du tri sélectif et autres astuces que l'on connaît bien maintenant.
Article sponsorisé
mardi 10 juin 2008
P't'être ben qu'oui...p't'être ben qu'non...
Toujours aussi busy, mais il y a des occasions à ne pas manquer. D'autant plus qu'on va en parler dans les médias dans les prochains jours en France je pense, surtout si le résultat est négatif.
Aujourd'hui, sache-le, l'Irlande votera pour ou contre le traité de Lisbonne.
Et je peux te dire, si le taux d'abstention est élevé, j'aurai de quoi me poser des questions, parce que les panneaux Pour et Contre, ils sont PARTOUT en ville depuis plus de deux mois. C'est juste impossible de ne pas savoir que ça se déroule en ce moment.
Alors pourquoi c'est si important, ce vote pour ou contre le traité de Lisbonne ? Je voudrais bien te l'expliquer, mais il y en a qui font ça mieux que moi alors je leur laisse la parole :
Analyse disponible ici sur le site de Le Monde.
L'Irlande et l'Europe ont tout pour former un bon couple. L'Irlande est peut-être le plus beau succès de l'Union. Le "tigre celtique" doit en très grande partie à son entrée dans la Communauté (1973) d'être passé, en deux décennies, de la misère à l'opulence, ancien pays le plus pauvre d'Europe devenu le deuxième plus riche de l'Union européenne en produit intérieur brut (PIB) par habitant, après le Luxembourg. La croissance (4,7 % du PIB en 2007) est certes inférieure aux records de 7 à 11 % détenus par le pays entre 1993 et 2001, propres à une économie de rattrapage, mais elle reste plus de deux fois supérieure à la moyenne européenne. Le taux de chômage (5,5 %) est en hausse, mais encore enviable comparé à celui des voisins européens. L'Institut de recherche économique et sociale (ESRI) donne des prévisions optimistes pour les dix années à venir, malgré une période de creux entre 2007 et 2010.
Les Irlandais vivent les choses autrement. Leur quotidien n'est plus ce à quoi les avait habitués l'extraordinaire élan des quinze dernières années. Leur pouvoir d'achat pâtit de la chute de la croissance (prévue au plus à 1,6 % en 2008), de la crise de l'immobilier, du resserrement des conditions de crédit. La fin de l'euphorie du "rattrapage" est un motif d'inquiétude au moment où l'Irlande commence à jouer dans la cour des grands.
Encore "bénéficiaire net", la petite République devrait passer prochainement "contributeur net" : pour elle, l'Europe n'est plus seulement l'entité qui protège, mais celle à laquelle il faut contribuer, notamment en soutenant l'économie des nouveaux pays membres venus de l'Est. Or "on est dans des sociétés à logique égoïste, a dit au Monde l'eurodéputé vert allemand Daniel Cohn-Bendit. Les Irlandais qui disent non à l'Europe, c'est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40 % des électeurs dans le nord de l'Italie pour ne pas payer pour le sud du pays".
En juin 2001, déjà, le couple Irlande-Europe battait de l'aile. L'adoption laborieuse du traité de Nice, destiné à tenir compte de l'élargissement de l'UE, avait failli échouer à cause d'un veto : celui de l'Irlande. Ce jour-là, sur l'île, tout semblait pourtant dans la poche, les sondages indiquant une écrasante victoire du oui. Le fort taux d'abstention (65,2 %) a pris de court les pronostiqueurs : 53,9 % des votants se sont prononcés contre le traité de Nice (43,1 % pour). Il a fallu l'habileté et la popularité du premier ministre d'alors, Bertie Ahern, pour profiter d'une échéance législative et faire accepter aux Irlandais de se reprononcer sur le même traité, après l'ajout d'un protocole leur garantissant leur neutralité diplomatico-militaire. En un tour de passe-passe, le traité de Nice a ainsi été soumis au vote une deuxième fois en 2002 et approuvé à 62,9 %.
Après presque dix ans de discussions institutionnelles et de subtils compromis, les Européens sont fatigués. Il semble impossible qu'ils renégocient le traité, peu vraisemblable qu'ils l'abandonnent pour revenir au cadre actuel du traité de Nice, et juridiquement intenable de concevoir une Union à vingt-six, sans l'Irlande, qui se trouve déjà dans la zone euro. Il n'est pas non plus envisageable que les 4,2 millions d'Irlandais puissent empêcher les 495 millions d'Européens d'avancer. En cas de non, pour éviter une réaction en chaîne et ne pas interrompre le processus de ratification du traité par les autres pays - seuls quinze Etats membres ont déjà ratifié -, une solution serait de faire revoter les Irlandais sur de nouvelles bases, en leur concédant d'autres "opting out" (dérogations) sur les sujets qui leur sont sensibles. Le précédent de Nice nourrit l'espoir qu'un non pourrait à chaque fois être gratifié d'une prime des têtus.
LE TAUX DE PARTICIPATION, ÉLÉMENT CRUCIAL
Mais que concéder cette fois ? A Bruxelles, personne ne voit bien ce que l'on pourrait offrir de plus à l'Irlande. Celle-ci a déjà obtenu des dérogations, maintenues dans le traité de Lisbonne, en matière d'affaires intérieures et de coopération judiciaire. Elle a obtenu les garanties, réitérées dans le traité de Lisbonne, de sa neutralité diplomatico-militaire, sujet ultrasensible dans cette République neuve, fraîchement débarrassée de l'impérialisme britannique et fière de son indépendance.
La perte de la neutralité reste pourtant un slogan fort des partisans du non, qui s'appuient sur l'objectif réel d'un renforcement de la politique européenne de défense. Dans l'imaginaire irlandais, il fait mouche. Trop libéral, pas assez libéral, trop libertaire, antidémocratique : le traité de Lisbonne est accusé de tous les maux, y compris ceux qui ne le concernent pas. Comment enrayer une telle dynamique ? Face à un slogan pour le non qui claque sur des peurs diffuses, une incitation au oui paraît défensive, explicative, nuancée, ennuyeuse.
Que vaut l'assurance que la spécificité fiscale, clé de la réussite irlandaise, est protégée par le droit de veto des Etats membres, face à cet avertissement autrement plus efficace : "L'Europe détruira les avantages fiscaux de l'Irlande !" Que vaut le projet d'une rotation des commissaires européens pour faciliter le fonctionnement de la Commission, face à cette menace : "L'Irlande perdra son commissaire permanent ! Le traité est antidémocratique ! Votez non !" Que vaut cette affiche du parti gouvernemental : "Bon pour l'Irlande, bon pour l'Europe ! Votez oui !", face à cette autre, quelques mètres plus loin : "Des Irlandais sont morts pour votre liberté, ne la bradez pas ! Votez non !"
Dans un sondage de l'Irish Times, vendredi 6 juin, le non passait en tête. Celui du Sunday Business Post, dimanche 8 juin, donne des estimations contraires. Le taux de participation sera l'élément crucial du scrutin. En dépend le sort du premier ministre irlandais, de la prochaine présidence française de l'Union européenne... et d'une Europe déjà bien cafardeuse.
Courriel : mvr@lemonde.fr.Et dans le même genre : Et si l'Irlande disait non ?
En attendant, je ne commenterai pas l'article mais je te dirai que d'après ce que j'ai entendu à droite et à gauche, on est plutôt favorable au non.
Et il y a, plus que toute autre chose semble-t-il, une raison historique à cela.
Rappelle toi, dans les articles du mois dernier, j'évoquais vaguement le fait que la République d'Irlande est encore très jeune. En effet celle-ci n'existe que depuis 1921.
L'histoire de la république d'Irlande, c'est l'histoire de la longue bataille des irlandais contre le pouvoir britannique. C'est l'histoire de familles déchirées, de leaders déterminés et charismatiques, d'un peuple qui a souffert, c'est l'histoire d'une nation qui pendant des années, a œuvré pour gagner, enfin, son indépendance.
Je te la joue dramatique, que tu penses tout haut, lecteur ? Pourtant il y a beaucoup de ça, dans la réalité. Un jour, on en reparlera toi et moi. Mais bon, juste pour t'expliquer que tout ça, c'est encore bien frais dans les mémoires, je te l'assure.
Alors ce traité de Lisbonne, pour certains c'est un peu reprendre ce que leurs ancêtres avaient si difficilement acquis. Et ça, tu penses bien, c'est hors de question. Bruxelles aurait le pouvoir de décision ? Ah non !
Et ce slogan, qui rappelle aux malheureux qui l'auraient oublié que "tes ancêtres se sont battus pour la liberté d'expression et pour avoir des droits, ce n'est pas pour les donner à Bruxelles". Et comme je les comprends de penser ainsi, maintenant que je connais mieux l'histoire du pays qui m'héberge.
Des affiches, il y en a des plus sérieuses (portrait d'homme ou femme politique au sourire carnassier) et des plus loufoques (affiche avec 3 singes et ce texte "The New EU Won't See You, Won't Hear You, Won't Speak For You.") . Je ne vais pas te faire ici un florilège de photos. Seule une m'a vraiment interpellée.
En fait, elle m'a même vraiment dérangée.
Qu'on veuille inciter le peuple à voter oui, ou non, est une chose. Mais prendre comme exemple la France (et accessoirement les Pays-Bas), je dis non. Comme si le vote de la France était gage d'intelligence, de clairvoyance, de rébellion fondée sur des arguments réfléchis, ou pire : sur une connaissance parfaite du texte en question ! Et j'en passe.
Devant cette affiche, et devant des manifestants qui clamaient à n'en plus finir qu'il fallait se rappeler ce qu'avaient fait les français (sous-entendu, parce que nous, français, on n'acceptait pas qu'on se moque de nous, nous les français, on est des rebelles !), je me suis sentie mal, très mal.
Je n'avais qu'une envie, c'est d'aller leur dire de se taire, et surtout, de ne pas parler du vote de la France. Pas que j'aie honte. Mais je trouvais que c'était un mauvais argument d'une part, et que c'était donner trop de crédit à la France d'autre part. Quid des autres pays ?
Bref.
Aujourd'hui donc, c'est l'Irlande qui est à l'honneur. Et vu le nombre d'articles qui sont consacrés à l'évènement, j'ai hâte de connaître les résultats, les opinions, les expériences, les ressentis, ce soir, ou sans doute plutôt demain.
Bonne journée !
lundi 26 mai 2008
Ou Merrion Square rencontre Perrault, ou vice-versa
Lecteur, mon cher lecteur, ne vois tu rien venir ?

Et le lecteur répondit : Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie.
Lecteur, mon cher lecteur, ne vois tu toujours rien venir ?
Eventuellement je vois des tulipes, aussi.
Mais non, lecteur ! Ne vois-tu point, là bas, l'homme presque nu, sur le banc assis ?!

Tu l'as dit lecteur.
Je te signale qu'on est à Merrion Square, un dimanche après-midi. Et qu'on n'est pas tout seuls.
Merrion Square, parc cher au grand Oscar Wilde...
Un parc plein d'histoire en effet. Mais revenons au sujet principal, shall we?
C'est l'été, certes. Il fait beau, il fait chaud, certes.
Est-ce pour autant une raison pour se mettre en maillot de bain dans un parc huppé du centre ville ? J'ai envie de dire non, lecteur.
Surtout quand le spécimen n'est pas du plus beau gabarit avec son ventre à Guinness.
Sectaire moi ? Pas du tout ! J'aime ce qui est joli à regarder, c'est tout. ;-)
mardi 6 mai 2008
Message aux "bloggeurs non influents"
Ce matin, un lapin,...ah non.
Ce matin aucun lapin ne tuera de chasseur, par contre on va flatter ton égo de bloggeur non influent-et-qui-voudrait-bien-le-devenir.
Tu en as marre que personne ne parle de ton So Fabulous Blog ?
Tu en as marre de stagner à deux visites par jour ?
Tu ne comprends pas pourquoi, malgré tes articles So Interesting, personne ne veut commenter ?
Ou juste, tu as envie de t'entendre dire ce que toi tu penses tout haut, c'est à dire, que comme ton kiki, ton blog est le plus beau de tous les blogs ?
ATTENTION ! Ne me fais pas dire ce que je ne dis pas ! Je te parle de ce kiki, pas d'autre chose, petit vicieux. Le mien d'ailleurs, kiki d'époque, a des chaussures bleues en caoutchouk et une magnifique veste en velours jaune moutarde. Oui madame, oui monsieur.
Bref - j'ai de quoi faire pour toi : Lisabuzz, c'est un robot qui critique positivement tous les blogs qu'on lui soumet. Pas une critique négative tu n'auras.
Et dans mon infinie bonté, comme d'habitude j'ai testé pour toi :
Lisabuzz.com parle de Ici et ailleurs, le blog d Estelle en Irlande : Je n ai pas peur de le dire : Ici et ailleurs, le blog d Estelle en Irlande se démarque totalement des autres sites internet. D abord par la pertinence de ses propos (remarquablement mis en forme par Estelle). Ensuite, et surtout, par ce sens du beau, cette impalpable poésie qui fascine, voir hypnotise le lecteur. Grâce à Ici et ailleurs, le blog d Estelle en Irlande, le Vaste Monde est en train de devenir le temple du web. signé http://blog.lisabuzz.com
"Le vaste monde est en train de devenir le temple du web" - ar-ar-ar elle est bien bonne celle là !
Allez, vas chercher flatterie - une fois de plus, c'est gratuit. Moi, il faut que je me remette de mon fou rire !
vendredi 2 mai 2008
Science Gallery : Expo TechnoThreads
Une fois n'est pas coutume, on va te parler fachionne once again. Mais pas n'importe quelle fachionne, puisque fachionne du futur. Oui ça en jette hein. Padmé Amidala n'a qu'à bien se tenir.
Attention : je préfère prévenir les fashionistas traditionnelles qui passeraient éventuellement par ici. Ta conception de la mode risque d'en prendre un coup.
Bien.
Alors, grâce à Joerg, j'ai eu vent de l'expo Techno Threads qui vient de démarrer à la Science Gallery.
Techno Threads, qu'est ce que c'est ?
C'est le résultat de la rencontre entre le monde de la mode et le monde de la science. L'exposition (jusqu'au 26 juillet 2008, t'as le temps) offre un aperçu du futur de la mode dans un monde où la biotechnologie et la nanotechnologie travaillent main dans la main avec l'artisanat traditionnel et la haute couture.
Pour faire plus concret pour toi lecteur, vise un peu les choses suivantes (je te fais un sample parce que vu que la galerie est petite, je ne vais pas tout te montrer):
Le top avec panneaux solaires intégrés - pour recharger ton téléphone par exemple :
La robe spray-on, c'est-à-dire qu'elle est contenue dans un spray, tu t'asperges et la robe se crée sur toi. Je t'assure qu'au toucher, c'est comme du tissu :
Le T-shirt à hugs ! En gros, grâce aux capteurs situés dans ce T-shirt, tu te prends dans les bras, puis tu envoies ce hug par téléphone portable à quelqu'un qui dispose d'un T-shirt à hugs, et la personne reçoit ton hug comme si c'était toi qui la prenais dans tes bras - c'est pas fantastique ça ?
La robe en braille - ne me demande pas plus de détails, là clairement je crois que c'est juste un concept (au lieu d'avoir de l'imprimé avec du texte dessus, on a du braille):
Et pour finir en beauté, attention âmes sensibles s'abstenir :
La veste en simili-cuir "Victimless leather" faite de cellules de rats implantées sur du matériau en polymère, qui grandit avec le temps. Non, non, tu ne rêves pas, ce petit machin rose au milieu c'est une veste qu'on alimente et qui grandit toute seule car les cellules sont vivantes. La question posée, c'est celle de la responsabilité des acheteurs de cuir. Comme l'indique le nom de la veste, personne n'a été tué pour la produire. Alors, ta veste en cuir, tu la vois différemment d'un coup non ?
Et si demain, on arrêtait de tuer des animaux et de faire des cultures intensives qui modifient la planète sur laquelle nous vivons pour fabriquer des habits "sans impact" ? A qui la responsabilité de faire changer les choses : celui qui crée les habits ou celui qui les porte ?Je te laisse y réfléchir...
Si tu veux en savoir plus sur l'expérience et voir d'autres images, c'est par ici.
Après avoir fait connaissance avec mon Futur modesque, il était temps d'assister au débat "The future of fashion : clothes with a conscience?" avec trois chercheurs renommés.
Et bien j'en ai appris des choses, et je m'en suis posée des questions. Mais comme il faut que je trie un peu toutes ces pensées, je te les livrerai la semaine prochaine.
En attendant fais donc un tour à la Science Gallery (c'est gratuit !) et surtout ne repars pas sans avoir bu un Clean & Lean smoothie - complètement démentiel.
Et pour ceux qui ne sont pas sur place, je vous laisse réfléchir à ce qui nous attend dans un futur pas trop éloigné : Funky, non, la veste à abdos intégrés ?
jeudi 17 avril 2008
Pour combien, tu dis, la mise en vente de l'ambassade ?
Dis, ça te dirait de faire un petit tour à l'ambassade et la résidence de France à Dublin, avant qu'on ne la vende...pour...? Attends, je vais pas tout te dire tout de suite non plus !
Oh, je sens que ça trépigne derrière son écran !
Ni une ni deux (ni même trois hein), c'est parti.
Pour la petite histoire, figure toi que comme notre gouvernement veut faire des économies, et bien il se dit que ce n'est peut être pas nécessaire de conserver une résidence de 1.000 mètres carrés de surface habitable avec 5 chambres, 4 salles de bain et 4 appartements privés disposant tous d'au moins une chambre, une salle de bain et un salon/cuisine. Hein, qu'est ce que t'en penses toi, lecteur ?
Au prix du mètre carré ici, c'est presque de la provocation effrontée que d'avoir une propriété aussi grande alors qu'on parle pouvoir d'achat en France.
Alors ça se dit que justement, avec le prix actuel de l'immobilier, rappelle toi je t'en parlais ici, on peut y aller franco, on ne passe pas la première, ni la seconde, non on se met directement en cinquième et on espère que le moteur ne cale pas : 80 millions d'euros. Ouaip. Et puis après, on attend, on attend, on attend que le milliardaire se présente.
Bon, ou en étais-je, ce chiffre, ça me donne le tournis moi. Ah oui, la visite guidée !
Déjà, note qu'il y a 2 propriétés à vendre - oui on fait du grand déstockage, du 2 en 1 mieux que Head & Shoulders ! Pour 80 millions non pas une, mais deux maisons ! Qui dit mieux !?
Sinon, tu peux toujours acheter l'ambassade pour 20, et la résidence pour 60 (propriété la plus chère d'Irlande). Ou bien faire un échange avec une de tes propriétés. Tu vois lecteur, un éventail de possibilités s'offre à toi, il suffit de choisir.
L'ambassade/chancellerie, tu trouveras ses détails ici (ou ici pour la version condensée format PDF).
La résidence, c'est par là (ou là pour la version condensée format PDF).
Actuellement, il n'y a pas d'acquéreur, mais comme il est fort probable qu'ils finissent par la vendre et que ces pages disparaissent, je t'ai donc gentillement fait des captures d'écran (ici et ici).
Ça t'en met plein les yeux, avoue. Bon mais soyons sérieux un moment. Cette résidence et cette ambassade, elles ont chacune une histoire bien particulière et ont pris part dans l'histoire de la création de la République d'Irlande. Ce n'est pas rien !
Si tu veux en savoir plus, tu trouveras leur histoire officielle ici et là (fr) et l'histoire moins officielle ici (en).
Bref, tu imagines que cette mise en vente n'est pas passée inaperçue ici, et que ça en a parlé dans la presse locale. Même Le Monde nous a pondu un article (tu ne peux voir la version totale que si tu es abonné).
Moi j'attends de voir quel milliardaire va dépenser cette somme folle pour ces maisons. Les paris sont ouverts. Viendra-t-il ou elle des États-Unis ? De Dubai ? Des Emirats ? De France ? D'Irlande (je te rappelle qu'on a un paquet de millionnaires ici) ?
vendredi 7 mars 2008
Les femmes au boulot dans les années 40
Il y a des jours ou on se dit qu'il fait bon vivre à notre siècle, parce qu'il y a quelques dizaines d'années seulement, nous n'aurions pas été libres de faire tout ce que nous aurions souhaité faire.
Il y a aussi des jours ou circulent au boulot, entre blagues potaches et humour irlandais, des choses qui vous font parfois plus et parfois moins rire, ou disons, rire différemment.
Celle que je vous présente aujourd'hui n'a rien à voir avec l'Irlande en général puisque l'article est issu d'un magazine américain qui date de 1943, et qui s'intitule :
"11 astuces qui vous permettront de rendre vos employées plus efficaces"
C'est un petit guide qui a été écrit à l'attention des managers (masculins à l'époque) pour qu'ils arrivent à se dépatouiller avec des employés d'un type bien particulier : les femmes. Brrrr, ça fait peur hein, une femme au travail, à quoi faut-il s'attendre ?!
Pour faire bref, je vais te faire une traduction rapide de l'article en question :
There is no longer any question whether transit companies should hire women for jobs formerly held by men. The draft and manpower shortage has settled that point. The important things now are to select the most efficient women available and how to use them to the best advantage. Here are eleven helpful tips on the subject:
On ne se pose plus la question de savoir si les entreprises de transport doivent se résoudre à employer une femme pour un poste qui était précédemment occupé par un homme. Le manque de main d'œuvre nous donne la réponse. L'importance est de sélectionner les femmes les plus efficaces et de savoir comment en tirer le meilleur parti. Voici 11 conseils à ce sujet :
1. Pick young married women. They usually have more of a sense of responsibility than their unmarried sisters. They are less likely to be flirtatious. They need the work, or they would not be doing it. The still have the pep and interest to work hard and to deal with the public efficiently.
1. Choisissez de jeunes femmes mariées. Elles ont d'habitude plus le sens des responsabilités que leurs jeunes sœurs célibataires. Il y a moins de chances qu'elles flirtent à droite et à gauche. Elles ont besoin d'argent autrement elles ne seraient pas là. Elles sont dynamiques, veulent travailler dur et s'occuper des clients de manière efficace.
2. When you have to use older women, try to get ones who have worked outside the home at some time in their lives. Older women who have never contacted the public have a hard time adapting themselves and are inclined to be cantankerous and fussy. It is always well to impress upon older women, the importance of friendliness and courtesy.
Si vraiment vous devez employer des femmes plus âgées, prenez celles qui ont déjà travaillé en dehors de chez elles, celles qui n'ont jamais eu affaire au public ont du mal à s'adapter et ont tendance à devenir difficiles et pénibles. Il est important de persuader les femmes plus âgées de l'importance de la sympathie et de la courtoisie.
3. General experience indicates that "husky" girls - those who are just a little on the heavy side - are more even tempered and efficient than their underweight sisters.
L'expérience générale nous montre que les femmes un peu enveloppées ont un tempérament plus stable et sont plus efficaces que leurs compères trop maigres.
4. Retain a physician to give each woman you hire a special physical examination - one covering female conditions. This step not only protects the property against the possibilities of lawsuit, but reveals whether the employee-to-be has any female weaknesses which would make her mentally or physically unfit for the job.
Employez un médecin qui fera passer à chaque femme un examen médical spécifique aux femmes. Cette étape importante vous permet non seulement de vous couvrir en cas de poursuites judiciaires, mais permet aussi de révéler si la future employée a des faiblesses qui la rendrait inapte physiquement ou mentalement au travail.
5. Stress at the outset, the importance of time; the fact that a minute or two lost here and there makes serious inroads on schedules. Until this point is gotten across, service is likely to be slowed up.
Mettez un point d'honneur à expliquer l'importance du temps et du fait qu'une minute par ci et une minute par là puisse avoir des conséquences importantes au niveau des emplois du temps. A moins que cela ne soit parfaitement compris, les services auront tendance à en être ralentis.
6. Give the female employee a definite day-long schedule of duties so that they will keep busy without bothering the management for instructions every few minutes. Numerous properties say that women make excellent workers when they have their jobs cut out for them, but that they lack initiative in finding work themselves.
Donnez à vos employées un emploi du temps définitif des tâches à accomplir chaque jour afin qu'elles soient occupées pendant toute la journée et qu'elles n'importunent pas les managers toute la journée en demandant ce qu'il faut faire. Beaucoup disent que les femmes font d'excellents travailleurs lorsque leurs tâches leurs sont décrites de A à Z, mais qu'elles manquent d'initiatives lorsqu'il s'agit de trouver par elles-mêmes des choses à faire.
7. Whenever possible, let the inside employee change from one job to another at some time during the day. Women are inclined to be less nervous and happier with change.
Dès que possible, permettez à vos employées de passer d'un travail à un autre à un moment de la journée. Les femmes ont tendance à être moins angoissées et s'accommodent mieux du changement.
8. Give every girl an adequate number of rest periods during the day. You have to make some allowances for feminine psychology. A girl has more confidence and is more efficient if she can keep her hair tidied, apply fresh lipstick and wash her hands several times a day.
Donnez à chaque femme assez de pauses dans la journée. Il faut prendre en compte la psychologie féminine. Une femme se sent plus confiante en elle et sera plus efficace lorsqu'elle a la possibilité de se recoiffer, de se laver les mains et de se mettre du rouge à lèvres plusieurs fois par jour.
9. Be tactful when issuing instructions or in making criticisms. Women are often sensitive; they cannot shrug off harsh words the way men do. Never ridicule a woman - it breaks her spirit and cuts off her efficiency.
Usez de tact lorsque vous donnez des instructions ou que vous émettez des critiques. Les femmes sont sensibles, elles ne peuvent pas passer outre les mots durs comme le font les hommes. Ne ridiculisez jamais une femme, cela lui met le moral à zéro et son efficacité s'en ressent.
10. Be reasonably considerate about using strong language around women. Even though a girl's husband or father may swear vociferously, she will grow to dislike a place of business where she hears too much of this.
Usez de gros mots modérément. Même si leurs maris ou leurs pères ont l'habitude de vociférer des jurons, les femmes finiront par se dégoûter d'un travail ou elles en entendent trop.
11. Get enough size variety in operator's uniforms so that each girl can have a proper fit. This point cannot be stressed too much in keeping women happy.
Mettez suffisamment de tailles d'uniformes d'opératrice à disposition des femmes pour que chacune trouve une taille qui lui aille. On ne répétera jamais assez ce conseil qui est vital pour assurer la satisfaction des femmes.
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En lisant ça, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant comment les thèmes de la sensibilité, du poids, de la mode, de la psychologie sont abordés avec tact (si si, on n'y croirait pas, mais les mots sont bien choisis), mais néanmoins fermeté : on n'est pas là pour rire.
Nos conseils actuels en management de ressources humaines feront-ils aussi rire nos petits-enfants dans 60 ans ?
Qu'est ce qu'il reste de ces conseils aujourd'hui ? S'il est clair qu'ils ne seraient pas explicités si clairement sur le papier de nos jours, font-ils partie de ces conseils exprimés dans les couloirs ou dans les pièces aux portes fermées, avec un vocabulaire plus moderne ? N'a-t-on pas tous une collègue dont le portrait se dépeint en filigrane dans ces conseils ?
Je te laisse cogiter lecteur, moi, j'ai une valise à faire !
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